dimanche 3 août 2008
°deux cent seize°

La cave à trésors
mercredi 2 juillet 2008
°cent quatre-vingt-quatre°

Début de l'été.
samedi 28 juin 2008
°cent quarte-vingt°

Touriste dans ma ville.
lundi 23 juin 2008
°cent septante-cinq°

Celui qui part et celui qui vient.
mercredi 21 mai 2008
°cent quarante-deux°

Formulaire & Tables.
Jon lit le livre aux 10'000 formules mathématiques comme je lis une partition.
Dernier cours de littérature française,
les mots échangés après le cours.
Profinette croisée dans les toilettes à c'oté de l'institut de musico, comme c'est glamour!
Piano piano piano.
Et la découverte de Practice tips pour le piano.
mercredi 16 avril 2008
°cent sept°

Une mazurka sous les doigts de la belle Lisa.
Journée sur touches noires et blanches.
Le cours du matin s'étend de 09:30 à midi.
L'après-midi est dédié à la respiration et à la posture.
Deux reflex, deux batteries à plat (!)
Anouchka et Laure, si sérieuses,
Lisa,toujours l'ombre d'un sourire
Et Simon, avec son petit côté sceptique.
mercredi 9 avril 2008
°cent°

Arrêt sur image*.
[Evgeny Kissin]
evgeny kissin evgeny kissin evgeny kissin evgeny kissin evgeny kissin evgeny kissin evgeny kissin evgeny kissin evgeny kissin evgeny kissin evgeny kissin evgeny kissin evgeny kissin
Il pleut sur la ville comme il pleut dans mon coeur -
Verlaine parle pour moi.
Je ferme les yeux, je murmure les vers d'Emily Dickinson, qui sentent bon l'herbe coupée:
Je sens la brise qui passe comme un rayon de soleil sur ma peau
les abeilles bourdonnent avec affairement
le bruit lointain d'un avion haut, très haut dans les nuages vaporeux
odeur épicée chaude et amère des prairies sèches du Jura
une fourmi passe en chatouillant mon bras.
J'ai réalisé que j'allais être vraiment très très près de la scène.
Bach dans l'odeur du café fraîchement moulu
Une lettre qui fait peur. Pourtant c'est dans longtemps.
*Photo de l'écran de mon ordinateur. Evgeny Kissin, Emanunel Ax, Leif Ove Andsnes et James Levine au Verbier Festival 2004 jouent Smetana.
vendredi 4 avril 2008
°nonante cinq°

Trois filles, trois regards, trois sourires.
Sursaut à la venue de Luc. Tout en haut, dans la petite salle.
Il y a tout juste la place pour nos violoncelles. Et la petite fenêtre qui donne sur une collégiale encadré de saules pleureurs dans le couchant.
Souvenirs de soirs d'été, la fenêtre ouverte sur le match que l'on sifflait sur l'ancien terrain.
Une dent qui se brise presque à la moitié en jouant aux cartes.
Le jeu du totem, c'est dangereux.
Un Uno-scout hystérique pour calmer la tension, le malaise ou la peur.
dimanche 23 mars 2008
°quatre-vingt trois°

Marche de l'aube de Pâques.
Veillée de prière pendant la nuit.
Au petit matin, manger des petits pains achetés par la porte de derrière dans la boulangerie encore fermée
Retrouver cette église catholique sereine les paupières un peu lourdes.
05h30.
Le chemin est enneigé, le jour pointe déjà.
Pâques n'a, depuis 1913, plus jamais été aussi tôt.
Handel chanté dans le village,
Avant la douceur d'un café et de pain frais.
Glinka-Balakirev (Mili est un joli nom)
Et des mots dans mon Moleskine.
Le ciel s'est ouvert.
mardi 18 mars 2008
°septante-huit°

Opernabend.
Première sortie du semestre à l'opéra avec les autres musicologues.
La file dans les toilettes,
Mais purée c'est OÙ qu'elles sont, nos places?!?!?! On va arriver en retard!!! *stress! stress!*
La mise en scène étrange qu'on a bien aimé - pas comme celle de Lucia...
Les atroces souffrances de François-aux-longues-jambes coincé sur son petit siège au 3ème balcon.
Les biscuits mangés dans le train avec Camille et le fou rire en écoutant une autre version du célébrissime La donna è mobile chanté par un ténor nettement plus guilleret que notre petit Péruvien remplaçant.
